Cameroun : Le RADA pour un étiquetage obligatoire visible et lisible sur les produits alimentaires emballés
A travers ce "Front of Package Warning (FoPW)", l’objectif de l’Association de réconciliation et de développement (RADA) est de réduire le taux des Maladies non transmissibles à l’instar du diabète, du cancer, de l’hypertension artérielle, etc. en signalant par un symbole rapidement identifiable sur les emballages des produits alimentaires vendus au Cameroun, la présence et surtout la quantité exacte de sucre, de sel ou d’huile, contenue dans ces aliments pour une décision éclairée des populations.

« Ce type de règlement vise à responsabiliser et à informer les consommateurs avec des informations essentielles claires, faciles à lire et faciles à comprendre concernant les implications pour la santé et le contenu nutritionnel des produits alimentaires emballés ultra-transformés qu’ils achètent et consomment quotidiennement dans les magasins, les supermarchés, les boutiques, les boulangeries et autres endroits dans notre pays », explique Ferdinant Sonyuy, président de l’Association de réconciliation et de développement (RADA), lors d’un atelier organisé à Yaoundé à l’intention des journalistes. La rencontre comme il le précise dans son propos de bienvenue a pour objectif de les associer au plaidoyer sur la réglementation de l’étiquetage des avertissements obligatoires sur le devant des emballages des produits alimentaires vendus au Cameroun afin de : « Donner aux individus les moyens de prendre le contrôle de leur santé et de faire des choix qui correspondent à leur bien-être ».

En effet, a-t-il rappelé aux professionnels des médias réunis le 13 mars 2025 à Yaoundé « pour un autre point stratégique », il s’agit : « pour nous rafraîchir la mémoire sur l’importance de sensibiliser le public et d’obtenir le soutien pour une réglementation sur l’étiquetage et les restrictions de commercialisation sur le devant de l’emballage pour les produits alimentaires emballés au Cameroun ». Cette omission serait une source de catastrophe sanitaire au sein de la population camerounaise où on enregistre un taux de plus en plus élevé de maladies non transmissible comme le diabète, l’hypertension artérielle, le cancer, les accidents vasculaires cérébraux et maladies cardiaques, l’obésité, …entre autres liées à la consommation des aliments ultra-transformées saturés en sucre, en sel et graisse ou huile. Selon l’Organisation mondiale de la santé (OMS), les maladies non transmissibles représentent au Cameroun, environ 43 % de tous les décès nationaux depuis 2018, contre 31 % en 2010.

Une explosion qui serait due à une alimentation malsaine et non contrôlée. Les informations nutritionnelles disponibles sur le dos des emballages, sont de très petits caractères voire illisibles et nécessitent une certaine éducation dans le domaine pour être comprise. Par conséquent, inaccessible à tous. L’adoption d’une réglementation en la matière viendra corriger ces manquements pour favoriser le choix éclairé des consommateurs. Car : « Ce qui est sucré dans la bouche n’est pas souvent sain pour le corps et ce qui est sain pour le corps n’est pas souvent sucré dans la bouche », prévient le Rada qui milite au côté du ministère de la Santé publique pour une réglementation qui promeut une alimentation saine afin d’éviter les plus de 18 000 décès liés à ces pathologies. Dans sa présentation Dr Camille Mbah a souligné l’importance de l’alimentation dans la santé cardiovasculaire ou cardio-métabolique.
Nadège Christelle BOWA